SOUVENIR D’UN FAUNE

D'après "L'Après-midi d'un faune" de Vaslav Nijinski

1 décembre
 | 20h30

Eau, air, terre, roche, bois. Un rideau miroitant esquisse des corps. Puis la brume, des pierres, de l’écorce, et de la terre qui laisse une empreinte brute, organique, poétique. La musique démarre. Elle semble venir de partout. Du plateau, du gradin, d’ailleurs. Elle investit tout l’espace, l’englobe et le transperce jusqu’au plus profond. Les danseurs sont là. Quatre couples, huit identités, huit personnalités, huit corps qui se découvrent, s’apprivoisent et s’unissent dans de troubles rapports de force... Par une écriture chorégraphique dense et complexe, Julien Ficely s’empare de l’œuvre de Vaslav Nijinski, L’Après-midi d’un faune. Sa réécriture transpose l’histoire dans la société actuelle, avec ses codes et ses évolutions. Le faune du spectacle est une femme. Une femme d’aujourd’hui, émancipée et libérée des contraintes. Une femme qui assume pleinement sa féminité, son désir, ses pulsions alors que l’homme, lui, apparaît plus à vif, écorché, sensible. Entre proximité et zones de flottements, les corps se cherchent, se repoussent, s’attirent dans un mouvement sensuel, intime, viscéral jusqu’à devenir parfois presque animal. Il y a de la fureur et de la tendresse dans cette rencontre. Les émotions émergent, effleurant la beauté et la complexité des rapports humains. Plus de sexe fort, les règles du jeu sont en train d’être modifiées et les rapports homme-femme mis sur un pied d’égalité...