LES SERPENTS

MARIE NDIAYE
MISE EN SCÈNE — ANNE-MARGRIT LECLERC
COMPAGNIE DU JARNISY

M 8 | J 9 | V 10 novembre
 | 20h30

Une chaude journée de quatorze juillet. Accablante. Des champs de maïs à perte de vue. Au bord, une maison isolée retient deux enfants surveillés par leur père. Leur père. L’absent, le reclus, celui qu’on ne voit jamais, qu’on entend tout au plus ou qu’on croit entendre, tout comme ces cris d’enfants qu’on endimanche. Sur le seuil, trois femmes, reliées et liées à cet homme, se retrouvent et s’affrontent. Il y a Madame Diss, la mère venue réclamer de l’argent à son fils pour échapper à ses créanciers. Les deux autres : Nancy, l’ex belle-fille, mère d’un certain garçon disparu et France, l’actuelle, qui craint de déplaire à son mari. Trois femmes ordinaires qui semblent engluées dans une quête de l’être et du devenir… Trois femmes qui vivent dans l’angoisse de ce qui se cache dans la maison, lieu de perdition et de destruction…
Au travers de ce conte contemporain écrit dans une langue précise et aiguisée, la compagnie du Jarnisy conclut son exploration des fondements de l’identité féminine et interroge la place de la femme dans la famille, mais aussi sa soumission à l’homme. Une histoire monstrueuse et cynique, entre rêve et réalité, où les personnages persiflent. Un théâtre de la cruauté, entre vaudeville et tragédie, où le rire vient au secours des larmes et où les serpents prennent forme humaine.