LA DANSE DE GENGIS COHN

D’APRÈS ROMAIN GARY
MISE EN SCÈNE — MARTINE WANIOWSKI ET BRICE DURAND
COMPAGNIE DES BESTIOLES

V 1 décembre
 | 20h30

Gengis Cohn, alias Moïché Cohn, ancien comique juif, est fusillé par le SS Schatz, suite à une tentative d’évasion d’Auschwitz. Mais chose insolite, son « âme » a survécu et hante depuis plus de vingt-deux ans la conscience de son assassin. Cohn, un parasite psychique qui, par esprit de vengeance, est bien décidé à faire basculer lentement son bourreau dans la folie en le tourmentant quotidiennement. Il apparaît, disparaît, danse dans son subconscient et tente même de le transformer en juif ! Devenu commissaire de police, Schatz est confronté à une série de meurtres mystérieux. Aucun indice à part le fait que toutes les victimes sont des hommes retrouvés avec le pantalon baissé et un sourire d’extase...

Entre enquête, vaudeville, manipulation et faux- semblants, numéro de cabaret, histoires d’amour et de morts, Romain Gary tente, avec ce roman atypique et provocateur, d’exorciser ses tourments, le souvenir de l’Allemagne et du Génocide. Par couches narratives successives, sans aucune linéarité, il crée, usant des jeux de mots et de la dérision, un univers étrange et poétique. La compagnie des Bestioles s’y engouffre emportant le spectateur dans un tourbillon débridé. Leur danse folle, en marge du monde, interroge l’humanité et les liens tissés entre beauté et horreur. Avec pour seule et unique arme, l’humour !