• LOIN ET SI PROCHE

    LOIN ET SI PROCHE

    PERDRE, CHERCHER, TROUVER

    MISE EN SCÈNE — ANDRÉ MANDARINO

    espace saint pierremont
    M 12 décembre
     | 15H00

    Perdre : être privé, séparé, ne plus avoir en sa possession ; cesser d’appréhender, de contrôler ; égarer quelque chose volontairement ou non ; être séparé de quelqu’un, d’un être cher… Que ce soit matériel ou physique, de l’ordre des sens ou de l’intelligence, nous perdons tous, chaque jour, quelque chose : la moitié de notre paire de chaussettes préférée, un parapluie, des clés, une dent de lait, un crayon, son doudou, la mémoire, l’équilibre… Nous pouvons aussi nous perdre nous-même et perdre la raison parfois. Ça donne le vertige… Mais où vont les choses que nous perdons ? Et s’il existait un espace où se retrouve chaque objet disparu ? Le circassien André Mandarino et son complice Ya-Ourt, chanteur et musicien, virtuose du beatbox, invitent petits et grands à un moment poétique, irréel et burlesque. Au milieu d’une multitude d’objets hétéroclites et de trapèzes de tailles différentes, ils esquissent un labyrinthe suspendu, qui tourne et se balance, hors du temps, tel un mobile dans une chambre d’enfant. Sans paroles, laissant la place au langage du corps, ils créent un espace où chacun peut voyager sans contrainte, imaginer et se raconter ses propres histoires, farfelues, drôles, tristes ou étranges. Un univers où l’émotion et l’émerveillement sont présents à chaque instant. Une expérience pour se perdre, se chercher et mieux se retrouver…

    DUO DE CIRQUE AÉRIEN - BEATBOX

  • VIENNE, MATIN, MIDI ET SOIR…

    VIENNE, MATIN, MIDI ET SOIR…

    ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE
    DIRECTION — DAVID REILAND

    espace saint pierremont
    M 8 janvier
     | 20h30

    Les valses viennoises sont comme des refrains : on les chantonne, mais on oublie souvent qui les a écrites… Ainsi s’est estompé le nom d’un des plus prolifiques compositeurs de valses : Émile Waldteufel. Ce musicien alsacien ayant vécu sous le Second Empire est pourtant le Johann Strauss français ! David Reiland, nouveau chef de l’Orchestre national de Lorraine, a eu la très belle idée, parmi les oeuvres choisies pour ce concert du Nouvel An, de nous inviter à réentendre la valse Les Patineurs, avant de faire la part belle au grand compositeur autrichien et à son Beau Danube bleu. Insouciance et ivresse, mais aussi finesse et subtilité sont au programme… Dans son écrin tout de bois et de moulures années 30, l’Espace Saint-Pierremont participe une fois encore, et non sans fierté, à cette tradition. Depuis les valses viennoises, polkas et autres ouvertures d’opérettes, tout a été pensé pour nous divertir. Divertir mais pas nous tromper ! Certes ce concert est un rituel dont le raffinement et l’excellence enchantent toujours les sens. Mais la complicité qui unit, pour cette célébration, les spectateurs aux musiciens, fait de ce rendez-vous bien plus qu’un simple amusement. Le jeu y est avant tout fraternel ! Et la musique y délivre à nouveau son message universel d’entente qui n’est jamais plus grand que lorsqu’il est transmis dans la joie et la légèreté.

    MUSIQUE - CONCERT DU NOUVEL AN

  • LE MISANTHROPE

    LE MISANTHROPE

    (L'ATRABILAIRE AMOUREUX)

    DE MOLIÈRE
    MISE EN SCÈNE — THIBAULT PERRENOUD

    espace saint pierremont
    J 24 | V 25 janvier
     | J 24/01: 20H30 - V 25/01: 14H00

    Des tables couvertes de bouteilles, de gobelets, de chips et de chamallows. Une platine de mixage. Tout semble indiquer une fête, une « teuf » entre copains. Une soirée de celles où il faut être pour exister. Comme une cour contemporaine, un cercle mondain, hypocrite et frivole. Célimène, l’hôte du soir, y règne en déesse. Un microcosme élitiste aussi cruel qu’au temps de Louis XIV. Une soirée où alcool, rimmel et larmes coulent entre danses et éclats de rire pour finir au petit jour. Une fête étourdissante de musique, d’amour, mais aussi de souffrance… Alceste est là, transi, seul, face à sa jalousie, fulminant contre la société du paraître… Dans cette version actualisée et déjantée de la pièce de Molière, sept comédiens à l’énergie débordante, s’affrontent sur des questions intemporelles comme le couple, l’amitié, la haine de soi, de l’autre, la paranoïa, la compétition des egos. Ici, pas d’habits de brocard mais des jeans et des pantalons moulants. Pas de valse, mais de la techno et de la disco. Pas de carrosse, mais un vélo. Les spectateurs deviennent les témoins actifs de joutes sans concessions. Chacun sent les corps se heurter, se repousser ou se rapprocher. Le texte original se pimente parfois de mots d’aujourd’hui. La mise en scène rageuse, drôle et décapante, donne toute sa puissance à cette tragi-comédie humaine et en fait ressortir l’incomparable modernité.

    THÉÂTRE

  • ON VOUDRAIT REVIVRE

    ON VOUDRAIT REVIVRE

    À PARTIR DES CHANSONS DE GÉRARD MANSET
    MISE EN SCÈNE — CHLOÉ BRUGNON

    la menuiserie
    J 7 | V 8 février
     | J 07/02: 20H30 - V 08/02: 14H00

    Un studio d’enregistrement reconstitué. Un espace confortable et tranquille. Un peu vintage, avec un Revox, des textes punaisés au mur, une peau de bête au sol. Un piano, une guitare et d’autres instruments plus insolites. Un lieu tout à la fois intime et collectif. Quelques notes retentissent. Revivre. Une chanson touchante et mélancolique. C’est alors tout un univers qui se dessine. Il y est question d’animaux fantastiques, de nostalgie, d’étrangeté et de solitude parfois. Mais surtout de poésie. Tout à la fois discrète, excentrique et populaire… À l’origine de ce projet, il y a la découverte d’un talent à part dans le monde de la chanson française. Un auteurcompositeur de génie. Des mots simples, quotidiens, qui vont et qui viennent dans la tourmente. Un artiste atypique, éclectique, inclassable et déroutant qui préfère le travail en solitaire, loin du public et des médias et qui, par pudeur, n’est jamais monté sur scène : Gérard Manset. Loin du concert hommage, ce spectacle s’inspire de cette figure, de ses questionnements et prises de position. En live, deux comédiens-musiciens mêlent ses paroles et des interviews radiophoniques à des extraits de Tchekhov et des poèmes de Gérard de Nerval. Naît alors un dialogue exubérant et doux entre mots, sons et images. Un voyage initiatique pour disséquer le vivant, ses beautés et ses failles et réinventer la réalité.

    THÉÂTRE MUSICAL

    Création

  • REVUE ROUGE

    REVUE ROUGE

    CONCEPTION ET CHANT — NORAH KRIEF
    MISE EN SCÈNE — ÉRIC LACASCADE
    ÉCRITURE ET ARRANGEMENTS — DAVID LESCOT
    EN COLLABORATION AVEC FRED FRESSON

    espace saint pierremont
    D 3 | L 4 mars
     | D 03/03: 16H00 - L 04/03: 14H00

    Depuis toujours, de par le monde, des hommes et des femmes se battent pour la justice et la liberté. Ils s’engagent jusqu’au sacrifice pour que des temps meilleurs adviennent. De leurs luttes naissent des chants révolutionnaires qui émeuvent, embrasent et soulèvent les peuples. À travers les âges et les continents, ces chants libèrent la parole. Ils n’ont de cesse de raconter le combat, toujours actuel, des prolétaires, des petits, des damnés de la terre… Ils sont à la fois témoignages d’espoirs, souvenirs d’insurrections et de résistances. Des textes engagés et courageux contre le fascisme ou les oppresseurs, les patrons ou les dictateurs. La colère des opprimés y gronde, gonflée de force et de fraternité, appel à la révolte et à l’indignation… De sa gouaille profonde, complice de quatre musiciens survoltés, Norah Krief donne corps et voix aux luttes qui ont fait notre histoire. Dans une mise en scène rageuse, elle s’empare de chansons « rouges » arrangées et électrifiées, sur des airs de rumba, blues-rock et jazz. Pas de grands classiques comme L’Internationale ou Bella Ciao, mais des textes de Brecht, Ferré en passant par les Pussy Riot, ou parfois même ceux d’anonymes. Entre deux morceaux, en français, en allemand, en espagnol ou en russe, la vidéo percute et étoffe le propos. Un spectacle qui aide à envisager le monde social autrement et revigore une certaine conscience politique !

    REVUE MUSICALE - PERFORMANCE

  • I KISS YOU

    I KISS YOU

    OU L'HÉTÉROGLOSSIE DU BILINGUISME

    DE ET AVEC CATRIONA MORRISON
    MISE EN SCÈNE — LAURENT CROVELLA

    espace saint pierremont
    J 14 mars
     | 14H00 + 20H30

    Un quai ou un hall de gare. Espace de transit, d’attente entre un ici et un ailleurs, un entre-deux. Dans sa veste perfecto de cuir vert, sac de randonnée sur le dos, une femme se tient là, en retrait, presque timide. « Hi, euh, bonjour. My name is Kerry Morris, euh, je veux dire Chantal Maurice. » Kerry est bilingue et biculturelle. Britannique d’origine écossaise, elle veut devenir Française. Mais son désir d’épouser la culture de son pays d’adoption fait naître en elle la peur de devoir lâcher les repères de ses origines… Déjà accueilli la saison passée, ce monologue, caustique et décalé, décrit avec autodérision et tendresse, les richesses, absurdités et quiproquos linguistiques et culturels qui font le quotidien des bilingues et des exilés. S’adressant avec espièglerie aux spectateurs, Catriona Morrison tente de résoudre son dilemme, s’amusant des clichés et forçant le trait sur quelques stéréotypes qui font partie de la mésentente entre la France et le Royaume-Uni. Mais au-delà de ce jeu des différences, savoureux et plein d’humour, elle explore l’espace flou qui sépare et réunit le passage d’une langue vers l’autre. L’intraduisible, le tiraillement que seuls ceux qui pratiquent plusieurs langues peuvent percevoir et ressentir. Si on parlait pareil, est-ce qu’on penserait pareil ? Et si on pensait pareil, est-ce qu’on parlerait pareil ? Qu’est-ce qui vient d’abord ? Le verbe ou la pensée ?

    THÉÂTRE

  • LE POÈME DES POÈMES

    LE POÈME DES POÈMES

    (CHANT D'AMOUR)

    TRADUCTION DU CANTIQUE DES CANTIQUES — OLIVIER CADIOT
    EXÉGÈSE — MICHEL BERDER
    DIRECTION ARTISTIQUE — HEIDI BROUZENG

    la menuiserie
    V 15 mars
     | 20h30

    « Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car tes baisers sont meilleurs que le vin ». Le Cantique des Cantiques ou Poème des poèmes est l’un des textes les plus célèbres de la Bible, mais également l’un des plus mystérieux et discutés. D’abord rejeté pour son côté profane, puis interprété par différentes idéologies morales et religieuses, cette suite fragmentaire de poèmes exprime, avant tout, la relation pure et fusionnelle d’un couple amoureux. Un extraordinaire chant d’amour entre une femme et un homme qui, prenant à témoin êtres vivants et éléments, s’appellent, se cherchent, se trouvent et se rejoignent, mais aussi souffrent ou se séparent… S’emparant d’une traduction décapée de toute liturgie, une comédienne, un artiste plasticien et une musicienne dévoilent, par touches progressives, toute la sensualité de ce texte. Loin d’un théâtre figuratif et linéaire qui cherche à reconstituer une fable, ensemble, ils donnent corps et rythme au poème ouvrant des espaces oniriques, entre attente et jouissance, brutalité et tendresse. Parole, mélopée, atmosphères sonores et images plastiques réalisées en direct, se croisent, se superposent, s’entrelacent et emplissent l’espace d’un souffle ardent. Une expérience physique de la langue… Un voyage sensoriel énigmatique, érotique et joyeux…

    THÉÂTRE - MUSIQUE - PRODUCTIONS PLASTIQUES

    Création

  • SUGARLAND

    SUGARLAND

    MISE EN SCÈNE — MARTINE WANIOWSKI
    COMPOSITION MUSICALE — PASCAL SCHUMACHER

    espace saint pierremont
    S 23 mars
     | 11H00

    Une multitude de tapis colorés, sortes d’îlots éclatés pour accueillir le public. L’espace se veut intimiste. La lumière savamment scénographiée. Les sons viennent de tous côtés. Ce sont des percussions, des plus petites au plus grandes, maracas, clochettes, claves, jusqu’aux marimbas et aux vibraphones. Au début rythmes et notes balbutient puis se gonflent, enflent, se déploient, tourbillonnent. Les trois interprètes passent d’un instrument à l’autre, en duo, en trio. Ils construisent, ajoutent, soustraient, démontent et jouent. Petit à petit, une mélodie acidulée, suave, gaie et colorée prend corps au milieu de ce désordre organisé… La musique de DingDangDong est d’abord physique. Territoire de liberté, elle ne laisse jamais enfermer dans des codes. Elle s’adresse à ce que nous avons tous en commun : un corps. Au-delà de l’oreille, elle stimule chaque pore de la peau, provoque, suscite imaginaire et émotion. Elle est avant tout résonance, qui prend vie au travers d’un instrument, de la matière, ou de toute autre forme. À l’image de Dong, leur précédent spectacle accueilli il y a quatre saisons, la compagnie poursuit sa recherche autour du partage d’expériences sonores et sensorielles avec les plus petits. Dans un dispositif qui place le spectateur au plus près des musiciens, elle imagine un voyage dans l’univers du jazzman Pascal Schumacher. Nouvelle balade des sens par l’écoute et la vibration…

    MUSIQUE

  • ZINZIN

    ZINZIN

    D’APRÈS LE ROMAN ÉPONYME D’ANDRÉ BORBÉ
    MISE EN SCÈNE — ROMINA PACE

    espace saint pierremont
    M 27 mars
     | 15H00

    Une vieille photo de classe jaunie retrouvée au fond d’un tiroir et ce sont des tas de souvenirs qui affleurent… Ceux de l’enfance, des jeux, de l’école et d’un ami. Léopold. Son sourire et ses secrets. Léopold et son chien qu’il adorait. Il l’appelait Zinzin parce que c’était le champion des gaffes, l’as de la bêtise : patauger sous la pluie et s’essuyer dans le manteau du voisin, piétiner les fleurs de maman ou faire pipi là où c’est interdit ! Il n’en ratait pas une et souvent, le petit garçon se faisait gronder par sa faute. Malgré tout, les deux copains étaient inséparables. Le fidèle compagnon était toujours présent aux côtés de Léopold. Sur sa bicyclette, dans la cour ou sa chambre… Mais à dire vrai, son chien, personne ne l’a jamais vu ! Cheveux en l’air, sourire et regard solaires, débordant d’une énergie folle et communicative, André Borbé, auteur, compositeur et interprète belge dont l’essentiel du travail est destiné à la jeunesse, revient avec un nouveau spectacle tendre et généreux. Accompagné de ses deux comparses, il plonge petits et grands dans une touchante histoire d’amitié, entre poésie et humour, quotidien et imaginaire, émotions enfouies et douceur. Mêlant chansons, narrations, vidéos, bruitages et dessins en direct, il promet un moment d’évasion totale. Un conte qui fait chanter les mains et les pieds, rire les oreilles et aboyer les orteils ! Attention, ça va swinguer !

    CHANSON

  • UN HOMME

    UN HOMME

    ADAPTÉ ET INSPIRÉ DE CHARLES BUKOWSKI
    MISE EN SCÈNE, ADAPTATION ET ÉCRITURE — GAËL LEVEUGLE

    la menuiserie
    J 4 | V 5 avril
     | J 04/04: 20H30 - V 05/04: 14H00

    Un soir, Constance vient retrouver George, qu’elle avait pourtant quitté, dans la caravane où il vit. Elle a apporté une bouteille de whisky. Il l’écoute, lui parle de ses jambes qu’il aime tant. Les deux amants cherchent à se retrouver. Ils se désirent. Mais, dans les mots, la fébrilité des gestes et les vapeurs d’alcool, tragiquement, soudainement, un écart, une faille infranchissable se creuse. Il la gifle. Tout dérape… C’est une histoire de retrouvailles ratées, entre agressivité et amour. Celle de gens ordinaires qui se déchirent, de deux corps qui s’appellent mais ne peuvent se rejoindre… Partant de cette nouvelle de Charles Bukowski, romancier sulfureux au style direct, parfois cru, mais non dépourvu d’humour et de profondeur, la compagnie Ultima Necat construit, à même le plateau, un spectacle singulier et protéiforme. Loin d’une retranscription littérale et naturaliste, le texte est disséqué, étiré et enrichi d’autres matériaux, comme pour en multiplier les possibles lectures, en révéler son universalité. Quand la parole ne peut plus dire l’absurdité et la folie d’un quotidien devenu trop pesant, la danse, le mime, l’acrobatie, la chanson ou la déclamation s’insinuent, plus légères, plus ludiques. Un spectacle-performance qui gomme l’apprêté du réel et efface les grands discours. Un précipité des sens, lumineux et électrique, entre poésie orale et sensualité exacerbée.

    THÉÂTRE - DANSE - MUSIQUE

    Création

  • REVIVAL SAINT-PIERREMONT 2019

    REVIVAL SAINT-PIERREMONT 2019

    CRÉATION ET CONCEPT — ALI SALMI
    CHORÉGRAPHIE — ALI SALMI ET L’ENSEMBLE DES DANSEUSES/RS

    espace saint pierremont
    V 26 | S 27 avril
     | 20h30

    La salle Saint-Pierremont. La belle, la majestueuse, la coquette. Son temps fastueux des mines, son abandon dans les années 70, puis sa réhabilitation. Ses coursives, ses balcons, sa baignoire, son plafond blanc immaculé, sa scène à l’italienne qui a vu défiler de grands noms de la chanson comme Édith Piaf ou Georges Moustaki. Son parquet de chêne foulé par des milliers de pas depuis près de cent ans. Depuis toujours un espace de rencontres, d’échanges et de convivialité. Saint-Pierremont, ce qu’elle a été, ce qu’elle est et ce qu’elle sera. Une salle de bal, une zone de battle, un dance hall electro, un opéra… Autour d’un dispositif spécialement créé pour ce lieu, Ali Salmi, promoteur d’une danse engagée et aérienne, construit un voyage inédit, visuel et sonore, entre performances, mapping vidéo et création musicale chantée en direct. Dans tout l’espace, du sol au plafond, sur un trompe-l’oeil monumental, symbole d’une ruine imaginaire en passant par la projection d’un ciel étoilé, les corps, les images et les voix résonnent et plongent, avec le public, dans les entrailles de cette vieille dame. Rappeler son histoire, convoquer les fantômes pour révéler le présent et imaginer l’avenir, ouvrir vers des possibles. Feindre son effondrement, sa destruction et glisser
    vers son renouveau. Un moment spectaculaire, sensible et poétique pour célébrer ce patrimoine, le sublimer et surtout le partager…

    DANSE - VIDÉO - MUSIQUE - CHANT

    Création

  • DANBÉ

    DANBÉ

    CONCERT NARRATIF SOUS CASQUES
    D’APRÈS LE TEXTE ÉPONYME
    D’AYA CISSOKO ET MARIE DESPLECHIN

    espace saint pierremont
    V 10 mai
     | 14H00 + 20H30

    Aya Cissoko est une très grande championne de boxe. À 21 ans, elle se hisse sur la plus haute marche : son premier titre mondial. Puis un deuxième en 2003 et un dernier, en 2006. Suite à une blessure, elle raccroche définitivement les gants. Mais, derrière ces succès, il y a un destin tragique, un chemin semé d’embûches. Celui d’une petite fille née à Paris en 1978 de parents immigrés maliens. Élevée dans l’amour et la douceur, elle est frappée par une série de drames. Malgré tout, elle garde la tête haute et les poings serrés. Commence alors son combat mené avec courage et ténacité, pour inventer sa propre vie. Une championne qui plusieurs fois est tombée, mais qui toujours se relève. Tout est dans la dignité, le danbé en bambara…
    La compagnie (Mic)zzaj, prononcé mixage, s’empare, avec délicatesse et sans pathos, de ce récit de vie. Rompant avec les codes traditionnels de la représentation, une comédienne et deux musiciens plongent le public au coeur d’un dispositif d’écoute étonnant. En direct, dans l’intimité d’un casque audio, venant de toutes parts, musique et sons se font l’écho pudique et incisif d’un texte sobre et poignant, chuchoté par une voix envoûtante. Un voyage poétique, un cinéma pour l’oreille, sans illustration, qui ouvre les portes de l’imaginaire. Une expérience émouvante qui s’écoute et se vit de l’intérieur, interroge et résonne collectivement.

    THÉÂTRE - MUSIQUE

  • ZAÏNA

    ZAÏNA

    DE LUCETTE SALIBUR
    MISE EN SCÈNE — CHRISTIAN GANGNERON

    espace saint pierremont
    M 15 mai
     | 15H00

    Les mots. Les mots ne sont pas de simples éléments d’une phrase. Ces consonnes et voyelles entremêlées ont un réel pouvoir. Les mots nous aident à communiquer nos sentiments, nos attitudes, nos croyances, nos peurs, nos espoirs et nos rêves. Ils transmettent une vision du monde, aident à convaincre, défendre, réprouver. Les mots nous gouvernent, nous trahissent, nous blessent, nous réchauffent. En aucun cas, ils ne laissent insensibles. Ceux qui construisent peuvent aussi détruire. Mais qu’ils soient doux, aimants, cruels, amers ou injustes, ils sont toujours prétexte à raconter des histoires. Zaïna, la « petite fille de la lune », en a justement toute une réserve dissimulée dans son immense robe-décor brodée de bouches de tissus… Installés autour de cette amazone éprise de liberté et d’aventure, les spectateurs sont invités à faire évoluer la fable, dévoilant, tour à tour, des mots inscrits sur des morceaux de chiffons colorés.
    Mais ses récits, Zaïna ne fait pas que les dire. Elle les chante aussi. De sa voix de satin, elle emprunte des airs à la valse, au baroque, au rap et à bien d’autres styles créant un univers tout à la fois riche et généreux, lumineux et fantasque. Un conte musical et théâtralisé, enthousiasmant et interactif pour une comédienne-cantatrice qui suggère aux enfants que leur destin se cache dans le plaisir de maîtriser les mots ! Tirez-lui la langue ! Zaïna vous redonnera le sourire !

    CONTE MUSICAL

  • LES ARTS MÉNAGÉS

    LES ARTS MÉNAGÉS

    PIÈCE FARCIE POUR UN CLOWN DANS UNE CUISINE

    SUR UNE IDÉE ORIGINALE DE CAMILLE PERRIN
    MISE EN SCÈNE — CAMILLE PERRIN ET VALÉRY PLANCKE

    espace saint pierremont
    J 18 | V 19 octobre
     | J 18/10: 20H30 - V 19/10: 9H30 + 14H30

    Cette année, au salon des arts ménagers, on présente le prototype dernier cri d’une cuisine révolutionnaire qui parle et qui pense. Suite à un léger mais dramatique accident, un clown hirsute se retrouve dans le costume étriqué de l’hôtesse de présentation qu’il se doit de remplacer au pied levé. Le Pollu, c’est son nom, est alors embarqué par une voix de speaker enregistrée. Soucieux du travail bien fait, il suit, avec bonheur, conseils et recommandations. Mais très vite, cette démonstration bien huilée glisse vers une série de catastrophes, jusqu’à virer au cauchemar… Questionner une certaine idée du progrès et l’absurdité de la surconsommation dans une société standardisée, tel est le postulat de la compagnie Brounïak dans cette joyeuse et explosive partition pour un clown, une voix, une cuisine et ses ustensiles. Sans codes ni lois, se jouant du savoir-vivre et de la morale, ce clown farfelu emporte les spectateurs dans un concerto jubilatoire pour cuisine désintégrée. Un pied de nez absurde et grotesque, sensible et clairvoyant, à un monde trop lisse, saturé de règles et d’usages, qui souvent contraignent notre propre liberté.

    CLOWN

    Création

  • TU TAPELERA SOURIS

    TU TAPELERA SOURIS

    D'APRÈS HISTOIRE PASSIONNANT DE LA VIE DUN PETIT RAMONEUR SAVOYAR ECRI PARE LUI MËME
    CONCEPTION — YVES THOUVENEL ET HERVÉ LANG
    MISE EN SCÈNE — HERVÉ LANG

    espace saint pierremont
    V 9 novembre
     | 20h30

    Joseph-Laurent Fénix naît en 1892 en Savoie dans une famille très modeste. À douze ans, il devient petit ramoneur et entreprend un périple de plusieurs années. Jusqu’à la première Guerre Mondiale. Engagé comme tant d’autres, il en ressortira meurtri à tout jamais, « gueule cassée », presque fou. Il ne se remettra jamais de sa traversée de l’horreur, gardant un traumatisme aussi bien physique que moral et une rancoeur d’avoir été traité comme de la chair à canon. Quarante ans plus tard, le 11 novembre 1958, il met fin à ses jours en incendiant sa maison, faisant avec lui, deux victimes collatérales. À sa fenêtre, un écriteau : « Profiteurs de guerre, Monstrueux profiteurs, Vous serez châtiés ». Et dans les mains d’un ami journaliste, un cahier d’écolier pour raconter…
    Avec pudeur et simplicité, Yves Thouvenel s’empare de ce témoignage rédigé de manière phonétique, sans ponctuation, orthographe ni grammaire, dévoilant par petites touches l’histoire d’une vie enfouie sous la poussière de la guerre. Il donne à entendre et à voir, par des projections vidéos du manuscrit original, cette écriture si singulière, brute et cabossée. Une façon poignante de ressusciter cet homme épris de justice devenu « Fénix le fou » et de lui rendre son humanité.

    THÉÂTRE

  • OH!

    OH!

    MISE EN SCÈNE — VIRGINIE MAROUZÉ
    CHORÉGRAPHIE — MARIE CAMBOIS

    espace saint pierremont
    J 15 | V 16 novembre
     | J 15/11: 20H30 - V 16/11: 14H00

    Un plateau nu, treize personnages. Physiquement présents, ils ne savent pas où aller ni quoi faire. Contraints d’être là, d’attendre, de meubler le temps de parole dont l’écho ne sert à rien, ils semblent avoir perdu tout sens de vie. Parce qu’on les y invite, ils vont aller droit devant eux, droit dans le mur peut-être… D’horizons apparemment différents, égarés, en quête de sens, de l’autre, ou tout du moins d’un chemin, ils sont enfermés dans cet endroit vide. Ils cherchent à savoir s’il y a une sortie… Ensemble, parfois, comme une foule compacte et solidaire, mais surtout seuls… Avec Oh !, Virginie Marouzé poursuit son projet engagé il y a plusieurs années déjà, de professionnaliser des acteurs en situation de handicap psychique et mental dans ses créations. Portée par l’univers de Samuel Beckett, cette troupe atypique et émouvante dessine des images fortes, presque toujours absurdes. Ici, pas d’intrigue, pas d’histoire, pas de but ni perspective. Ce qui importe avant tout, c’est l’écoute de soi et de l’autre dans
    l’instant, le dépouillement et le mouvement. Mots, corps et sons se juxtaposent en direct pour dire l’impossible, le réel et le silence. Un spectacle d’une troublante beauté au fil duquel le rire permet de dépasser l’angoisse. Et qui offre à croire encore profondément en l’humanité.

    THÉÂTRE MUSICAL ET CHORÉGRAPHIÉ

saison 

2018 | 2019

 mancieulles

ESPACE saint pierremont ı la menuiserie

éditorial

J’ai choisi les mots d’un poète de l’intranquillité, Fernando Pessoa, pour ouvrir cette nouvelle et dernière brochure de saison à dessein. Loin d’être seulement une âme inquiète trouvant un refuge éphémère dans le rêve et la poésie, les mots des artistes m’ont toujours été nécessaires comme consolation à notre condition d’être humain. Mais pas seulement... Inviter et sensibiliser chacun à partager la création artistique comme pouvant changer nos vies, m’est apparu être une chose plus essentielle encore. Devant toute œuvre, par effet de miroir, on se retourne vers soi, vers son existence, et on s’interroge, on se cherche, de la même façon que le fait chaque artiste en créant. Ce qui permet d’avancer. Fort de cette conviction première, je suis arrivé à la direction du TIL-Théâtre Ici&Là il y a déjà six ans, tout à la fois inquiet à l’idée de prendre cette responsabilité nouvelle pour moi et rempli d’envies multiples. Je quitterai mes fonctions le 31 octobre prochain, plus fort aujourd’hui encore que jamais, enrichi d’une histoire que je ne suis pas prêt d’oublier. À l’heure où j’écris ces quelques lignes, je me souviens de tous ces spectacles que nous avons partagés. Ils sont
à mes yeux comme des fleurs... Ensemble nous les aurons vu éclore, pousser, nous les aurons entretenues, protégées, soutenues. Et leur fragilité aura fait grandir notre force, celle d’affirmer à Mancieulles, en plein cœur du pays de Briey, un théâtre vivant, généreux, pluriel, amoureux de la pensée. Fabriquer ensemble ce dont nous aimerions nous souvenir sera resté ma devise. Les soirées, si fécondes en échanges, si riches en découvertes, se poursuivent néanmoins ! Le TIL-Théâtre Ici&Là est né en 2010. Son histoire avait commencé bien avant que j’en prenne la direction. Et elle ne s’arrête pas aujourd’hui ! Votre curiosité l’a fait naître. Votre gourmandise aura écrasé la notion du temps, laissant toute la place au partage et à l’action. Ce que j’accomplirai désormais sera nourri de la confiance que vous m’avez accordée. Je ne saurais dire combien je vous suis reconnaissant. J’aimerais pouvoir remercier chacun et chacune, spectateurs autant qu’artistes, pour sa présence et sa chaleur. Et l’équipe que j’ai eu l’honneur de diriger tout particulièrement. Je vous livre maintenant un dernier bouquet de spectacles, hybride de notre collaboration avec le Centre Culturel Pablo Picasso et la Cie du Jarnisy - Théâtre-Maison d’Elsa. Une programmation fruit de notre complicité, sorte de pensée cardinale, qui parle avec sérieux, humour, dérision, inquiétude, joie et tendresse de notre monde. De ce que nous pourrions en faire. L’Espace Saint-Pierremont en sera l’écrin. Défi au temps à venir...

LOÏC NOWAK