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Emmène-moi
Mise en scène I Clair Arthur
carreau de mine | mancieulles
V 18 | S 19 | D 20 mai
| 20h30 sauf dimanche 17h00
Émotions exacerbées, déchaînement des éléments, forces en mouvement, perte d’équilibre et de repères… Des corps emportés, des chevaux mus par une puissance physique fascinante, brute et imprévisible. Dans cette odyssée, les écuyers se jouent de leurs neuf étalons fougueux comme on apprivoiserait la foudre, une tempête ou les tressaillements de la terre. Ils virevoltent, sautent, jonglent à tout va avec une aisance sidérante. Les coeurs palpitent au rythme des voltiges, s’emballent face à ces chevauchées improbables, puis s’apaisent. Une valse envoûtante pour un voyage exaltant, entre virtuosité et grâce, émotion et poésie.
—Cirque équestre
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Le Moche
De Marius Von Mayenburg
Mise en scène I Christine Bergespace saint pierremont
J 22 | V 23 septembre
| 20h30
Lette, un ingénieur brillant, se fait devancer par son assistant, choisi grâce à son physique plus avantageux pour présenter le produit phare de leur entreprise lors d’un congrès. Lette, en effet, est… moche. Tellement moche que sa femme n’arrive jamais à le regarder en face, privilégiant avec lui une « relation acoustique » plutôt qu’« optique » ! Il fait appel au Docteur Scheffler dont les talents de chirurgien esthétique parviennent à transformer l’infortuné en une sorte de perfection physique hautement désirable. Pendant qu’une vie nouvelle s’ouvre à Lette, Scheffler décide de reproduire à l’infini les résultats obtenus…
Cette farce insolite à l’humour grinçant pose, avec originalité, le problème de la dictature de la beauté. L’écriture inventive de Marius Von Mayenburg entraîne le spectateur dans une cruelle comédie de quiproquos sur l’identité, l’attrait et la relativité du succès. Une pièce originale et insolente.—Théâtre
Création
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Dans la solitude des champs de coton
De Bernard-Marie Koltès
Mise en scène I Marine Manela menuiserie
J 6 | V 7 | S 8 octobre
| 20h30
Pièce sur la mécanique du désir et sur l’impossibilité de le nommer précisément. Dans la solitude des champs de coton est une histoire simple. Deux hommes se rencontrent la nuit dans une rue, l’un d’eux fait une offre à l’autre – nous ne saurons jamais ce qu’il offre – l’autre refuse de dire ce qu’il veut. L’échange continue. C’est un deal. Entente tacite, langage à double sens, le dealer et le client se font face. Le soin qu’ils apportent à ne pas divulguer la nature de l’échange laissera à chacun la possibilité de se faire une idée. C’est un combat âpre et pourtant drôle. On assiste au dialogue de deux solitudes qui se trouvent enfermées par la question latente dans toute relation humaine : « Que me veux-tu ? ». Et d’obliger l’autre, par tous les moyens du discours, à se dévoiler. Mais aucun ne veut lâcher, aucun ne veut admettre sa demande.
—Théâtre
Création
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Bureau National des Allogènes
De Stanislas Cotton
Mise en scène I Catherine Toussaintespace saint pierremont
J 20 octobre
| 20h30
Rigobert Rigodon, fonctionnaire au bureau national des allogènes, a la conscience au plus bas. Tenu de respecter les quotas, il reçoit à longueur de journée les demandeurs d’asile, les « venus du bout du monde » que le vent lui porte avec son lot de misère. La plupart du temps, il tamponne les formulaires et retourne à l’envoyeur. Mais, à force, il finit par être tiraillé entre devoir et compassion. Tout a commencé le jour où Barthélémy Bongo, homme dépossédé de tout, est venu lui demander si « en tant qu’être humain », il pouvait rester dans ce pays…
Un texte qui donne à entendre une langue subtile et incisive pour une improbable rencontre entre deux hommes que tout oppose.—Théâtre
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Seconda
Chorégraphie I Ambra Senatore
En collaboration avec Caterina Basso et Claudia Catarziespace saint pierremont
V 4 novembre
| 20h30
Dans Seconda, Ambra Senatore poursuit un travail entre danse et théâtre à partir de l’observation d’évènements simples et coutumiers. Influencée par les maîtres comme Roberto Castello ou Pina Bausch, cette jeune artiste italienne imagine des chorégraphies donnant à voir une subtile et tranchante critique du monde par une vision décalée de la réalité.
Maîtrisant l’art de la pose et la répétition de gestes empruntés à des situations du quotidien, trois danseuses construisent, par le mouvement, des images pleines d’une ironie réjouissante et d’une douce folie. Des corps exposés ; des figures qui se montrent et qui se cachent... Ambra Senatore crée une oeuvre à l’humour distancié, facétieuse et maligne.—Danse
Création
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Cocorico
De Patrice Thibaud
Mise en scène I Michèle Guigon, Susy Firth, Patrice Thibaudespace saint pierremont
J 24 novembre
| 20h30
Patrice Thibaud regarde le monde du coin de l’oeil et déniche mille prétextes au rire et à la rêverie. Avec son acolyte, le vaillant multi-instrumentiste Philippe Leygnac, les deux compères font la part belle au mime. Bricoleurs de symphonies gestuelles,
ils déroulent des sketches réglés comme du papier à musique où l’on reconnaît du premier coup d’oeil manies et petits gestes du quotidien, estampillés « bleu, blanc, rouge ». Quelques grimaces et bruitages suffisent à Patrice Thibaud pour orchestrer un défilé de majorettes en délire ou transformer le plateau en saloon de westerns. Il y a du Laurel et Hardy dans ce duo d’inséparables. Loin des mots, ils s’accordent et se désaccordent, volent au-delà des genres, dans un écrin de tendresse d’où surgissent des instantanés comiques pétris d’humanité.—Mime I Théâtre
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Jungles
De Patrice Thibaud
Mise en scène I Michèle Guigon, Susy Firth, Patrice Thibaudespace saint pierremont
S 26 novembre
| 20h30
L’observation des animaux est un excellent moyen de révéler l’animalité résistante de l’homme. Animalité plus ou moins refoulée qui peut à tout moment prendre le pas sur l’homme « civilisé ». Entre l’homme et la bête, le rapport est étroit. Il ne s’agit pas de faire culpabiliser chacun sur sa profonde nature prédatrice, mais plutôt de faire accepter, avec humour, tendresse et poésie, d’ancestraux réflexes de défense et de survie. Dans une atmosphère où les hululements accompagnent les onomatopées les plus réjouissantes, Jungles met en parallèle les comportements de l’homme et de l’animal.
Après Cocorico, un nouveau spectacle pour rire et réfléchir sur les petits travers de nos contemporains et dévoiler l’homme sauvagement civilisé qui est en nous.—Mime I Théâtre
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Bertrand Belin
PREMIÈRE PARTIE: RASPAIL
espace saint pierremont
S 10 décembre
| 20h30
Bertrand Belin sait tout de la chanson, de la pop, du rock et compose dans un langage à part où l’on surprend autant de l’art de Claude Debussy que de Dominique A, Alain Bashung, Jean-Louis Murat ou Bob Dylan. Avec Hypernuit, son troisième album solo, Bertrand Belin trace son chemin entre lyrisme et austérité. Une fois de plus, il a trouvé l’équilibre le plus limpide de la mélodie et de la poésie, l’alchimie unique d’une musique à la fois luxuriante et dénudée. Accompagné sur scène de Tatiana Mladenovitch à la batterie et de Thibault Frisoni à la basse, le très raffiné Bertrand Belin déroule ses chansons de son timbre rocailleux, suggère au lieu de raconter, offre ses mots en pâture à l’imaginaire. Pas de grandiloquence, mais une densité romanesque qui ne laisse personne insensible.
—Chanson
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Avant-Propos, un récit dansé
D'après Robert Walser
Chorégraphie et mise en scène I Roser MontllÓ Guberna et Brigitte Sethla menuiserie
V 6 | S 7 janvier
| 20h30
Inspiré du texte Histoire d’Helbling de Robert Walser (1878-1956), Avant-Propos éclaire des petits tracas quotidiens qui révèlent une difficulté à vivre. Est-ce tout ordinaire de se sentir mal adapté? Est-ce tout ordinaire de ne pas pouvoir participer à l’existence de ce monde? Faut-il poursuivre la normalité ou désespérer qu’elle nous rattrape? Tiraillé entre petits boulots alimentaires et création poétique, Walser, par la voix d’Helbling, pose des questions existentielles avec une légèreté déconcertante. Dans une atmosphère expressionniste, Brigitte Seth et Roser Montlló-Guberna s’emparent de cette figure pour explorer ces interrogations avec fantaisie et autodérision.
—Danse I Théâtre
Création
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Dom Juan
De Molière
Mise en scène I Jean de Pangeespace saint pierremont
J 19 | V 20 | S 21 janvier
| 20h30
Dom Juan, jeune noble accompagné de son fidèle valet Sganarelle,multiplie les conquêtes amoureuses. Infidèle, cynique, il s’attire les foudres des frères de Done Elvire, qu’il a enlevée d’un couvent pour pouvoir l’épouser et mieux l’abandonner ensuite. Portrait d’un homme libre qui refuse les codes sociaux et religieux de son époque, prêt à relever tous les défis. Dom Juan, personnage scandaleux, agit comme le révélateur d’un monde figé.
Une mise en scène inventive et dynamique place les spectateurs au coeur même de l’intrigue, devenant à la fois témoins discrets des discussions, des confrontations, des mensonges et des trahisons…—Théâtre
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Dalida
D'Adeline Picault
Mise en scène I Anne-Margrit Leclercla menuiserie
J 2 | V 3 | S 4 février
| 20h30
Dalida, chanteuse et actrice, diva à la forte personnalité a, au fil des années, imposé son style au show-business. On a connu la vamp des années 50 puis la femme pulpeuse durant la frénésie du disco. Dalida est de retour et cette fois-ci au théâtre. Ici, il ne s’agit pas de la chanteuse, quoique, mais de cette femme fragile et mystérieuse à la fois. Sur scène, deux femmes et une poupée donnent à voir cette figure féminine surgie du passé qui raconte sa quête éperdue de l’homme comme une quête de soi-même, guidée par le rêve de devenir quelqu’un…
En initiant le projet Les 3D (comme Dolto, Dalida, Duras), Anne-Margrit Leclerc crée trois spectacles autonomes qui constituent un triptyque autour de figures de la féminité.—Théâtre
Création
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En duo
Le duo d'Eden et Docteur Labus
Chorégraphies I Maguy Marin et Jean-Claude Gallotta
la menuiserie
J 8 mars
| 20h30
Trois duos dédiés à l’homme, à la femme, à leurs corps qui s’attirent, se déchirent, à l’amour originel.
Le Duo d’Eden de Maguy Marin. Une pièce où deux corps s’avancent sur scène, s’accrochent l’un à l’autre pour ne plus se lâcher. Un homme et une femme soudés jusqu’à devenir indissociables…
Deux duos extraits de la pièce Docteur Labus, drôle de personnage rencontré au Mexique qui inspira à Jean-Claude Gallotta une fantaisie chorégraphique passablement débridée. Il y aborde, non sans humour, les thèmes aussi intimes que la violence et la sexualité entre individus.
Entre émotion et mysticisme, des chorégraphies pleines de force et de beauté, où le naturel du mouvement allie la pureté et la précision du geste dans une sobriété qui montre l’essentiel.—Danse
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Les Etrangers familiers
Un salut à Georges Brassens
Les Musiques à Ouïr
espace saint pierremont
S 24 mars
| 20h30
Brassens… Une pipe, une moustache, un mythe… Un nom qui charrie son flot d’hommages convenus. Mais voilà que la folle tribu de la Campagnie des Musiques à Ouïr, rejointe pour l’occasion par Loïc Lantoine, Éric Lareine, François Pierron et Joseph Doherty, éveille la bête et fait remonter à la vie la colère, la tendresse du moustachu de Sète. Entre étrangeté et familiarité, cette joyeuse bande de « copains d’abord » explore d’une façon aussi personnelle qu’insolite l’univers libertaire du poète. Loin du tour de chant compassé, l’hommage est véritable, mais insoumis. Les arrangements musicaux font voler la poussière du temps et révèlent le relief et l’impertinence des textes. Un monde réinventé avec verve et humour, pour en faire surgir du présent. Un spectacle déroutant qui offre une vision décapante d’un chanteur intemporel.
—Chanson
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Tout un homme
Texte et mise en scène I Jean-Paul Wenzel
espace saint pierremont
J 5 | V 6 avril
| 20h30
« Il s’appelle Ahmed. À 16 ans il quitte sa Kabylie natale et s’embarque pour la France. On est en 1963. C’est le début d’une épopée qui le conduira d’Alger à Marseille, de Marseille à Paris, de Paris en Lorraine où il croise les yeux brillants de Leïla, fille de Mohamed, mineur de fond arrivé en Lorraine en 1947, lequel fait embaucher Ahmed à la mine. Ils s’appellent Saïd et Omar, deux copains inséparables venus d’Assoul, un village du Sud marocain. On est en 73. Ils ont à peu près 18, 19 ans… Ahmed, Mohamed, Leila, Saïd, Omar et les autres, sont des personnages de fiction que j’ai inventés pour les besoins du récit. Les épisodes tumultueux, drôles, ou tragiques de leurs vies sont nourris des rencontres que j’ai faites en Lorraine […]. Le départ du pays, la traversée, l’arrivée en France, la Lorraine, le froid, la mine, la première descente au fond, la peur, la solidarité, les fêtes, les engueulades, les accidents, le bruit, la poussière, les enfants, les femmes, les grèves… la puissance d’évocation de ces hommes, de ces femmes, l’énergie considérable de leur parole ont de bout en bout inspiré mon écriture. » JEAN-PAUL WENZEL
—Théâtre
Création
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Quatuor Voce
MOZART k.421
BRAHMS 3
BARTOK n°4 (sz.91)espace saint pierremont
V 27 avril
| 20h30
Représentant la nouvelle génération de musiciens classiques, le Quatuor Voce, créé en 2004, s’impose aujourd’hui comme un des meilleurs quatuors à cordes français. Très rapidement les jeunes musiciens ont essaimé leur talent aux quatre coins du monde. Si on les retrouve aux côtés de musiciens classiques prestigieux, les membres du quatuor s’autorisent aussi à sortir des sentiers battus. On les voit ainsi régulièrement prêter leurs cordes à des chefs-d’oeuvre du cinéma muet, accompagner des musiciens pop ou participer à des rencontres dans les écoles. Cette fois, c’est bien dans le répertoire classique que ce quatuor de haut vol va lancer ses archers. Avec raffinement, écoute, caractère et complicité, il propose un parcours dans les oeuvres de Mozart, Brahms et Bartok. Un voyage dans l’intimité d’une conversation à quatre, vivante et fusionnelle.
—Musique
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Nos Optimistes
D'après Maupassant
Mise en scène I Jean-Thomas Bouillaguet et Émeline Touronespace saint pierremont
J 3 | V 4 mai
| 20h30
Cinq personnages sympathiques, aux allures respectables, se présentent au public pour un aveu. Tous tentent, en effet, de défendre des actes indéfendables : ils viennent confesser des crimes qu’ils ont commis au nom de leurs intérêts personnels.
Ils défendent donc ce qu’ils estiment être leurs libertés, disposés pour cela à déformer la réalité de leurs actes et à mentir outra-geusement. Ils sont prêts à tout pour prouver leur bonne foi et rallier le public à leur cause. Très vite, le flot de paroles donne lieu à des dérives. L’univers bascule dans le fantasme et le rêve. Les confessions s’enchaînent. La démesure des propos et la violence des situations deviennent dérisoires et comiques, tant la folie progresse. Dans ces contes, Maupassant dépeint avec cynisme et cruauté une société de l’excès, de l’orgueil et de l’égoïsme. Un spectacle cruel et jubilatoire.—Théâtre
