FRIGOMONDE

KARIN SERRES
MISE EN SCÈNE \ MICHEL-JEAN THOMAS

17 mars
 | 9H30

Dans le noir le plus complet, le rideau s’ouvre sur l’immensité polaire, le rien, le vide... Quelques plaques de glace pour accroche visuelle, symboles d’un espace en mutation... Elles sont plusieurs tribus là-haut, à Frigomonde. Tout le monde a très faim, très soif et très froid. On entend des langues bizarres. Les Kélélé s’installent en n’hésitant pas à chasser les autres tribus. Il y a les Ouétu-Chulaq, les Lions polaires et Krill, le timide. Après avoir refusé de partager ce qu’il considère comme son territoire, le chef des Kélélé finit par tracer une frontière pas très équitable. Évidemment, la plus grande pour lui et les siens, le reste pour les autres... Mais la plaque fond dangereusement. Elle commence à craquer. C’est la panique ! Dans un univers abstrait et intemporel, Karin Serres donne à voir le monde à travers une métaphore pour mettre en jeu les conflits qui, d’intérêts en intérêts, ruinent la planète et les espèces qui y vivent. Avec émotion et poésie, sous forme de jeux, de mixage, de vidéo, de manipulation à vue, de marionnettes et de mots fabriqués résolument ludiques, elle interroge les notions de différence, d’étranger et donne toute sa dimension au vivre ensemble. Un monde de l’imaginaire pour révéler encore plus les noirceurs, le ridicule, les vanités, l’individualisme et la folie du concret. Une fable à découvrir absolument... avant l’apocalypse !